Contrairement à ce qui existe pour d’autres dispositifs de première intervention (extincteurs…), la réglementation du travail n’impose pas particulièrement le défibrillateur comme moyen de secours. Toutefois, la responsabilité de l’employeur pourrait être engagée en cas d’accident car il doit assurer la santé de ses salariés et clients, en termes de résultat.

Le code du travail prévoit plusieurs obligations pour le chef d’entreprise en matière de secours.
Tout chef d’entreprise est responsable de l’organisation des secours et de la mise à disposition de « matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible » dans son établissement. En cas d’accident, tout retard ou défaut d’organisation pourrait être fatal pour la ou les victimes et pourrait entraîner une sanction pénale.

C’est l’employeur qui, dans le cadre de l’évaluation des risques et de la consultation du médecin du travail et /ou des représentants des salariés, détermine l’opportunité de s’équiper.

Les facteurs de risques les plus souvent cités peuvent l’aider dans cette démarche :

  • lorsqu’il y a de nombreuses personnes réunies sur un même lieu (salariés ou public)
  • lorsqu’il y a de nombreuses personnes de plus de 50 ans
  • lorsque les centres de secours sont éloignés
  • lorsque les personnes sont soumises à des efforts physiques forts (activités sportives, manutention, ambiances thermiques inhabituelles, etc)
  • lorsque les personnes sont fragiles (malades, personnes âgées, personnes ayant déjà eu des difficultés cardiaques)
  • lorsqu’il y a des risques spécifiques à l’activité, en particulier pour les travaux électriques et ceux exposant à la noyade

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